Gender equality








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Aider les victimes de violences en Argentine
15 mars 2017
15 mars 2017 15 mars 2017Alors que la soixante-et-unième session de la Commission sur le statut de la femme bat son plein au siège des Nations Unies à New York (13-24 mars 2017), l’ONUSIDA insiste sur la nécessité urgente de lutter contre les violences sexistes et le VIH.
Dans le cadre de son travail de journaliste, Alejandra Oraa, présentatrice de journal télévisé sur CNN et Ambassadrice itinérante de l’ONUSIDA pour l’Amérique latine et les Caraïbes, a réalisé de nombreux reportages sur les femmes et la violence dans la région. Peu de temps après la manifestation d’octobre 2016 qui a réuni plusieurs milliers de personnes pour protester contre les violences répandues à l’égard des femmes en Argentine, elle a pris les rênes d’une mission conjointe entre l’ONUSIDA et ONU Femmes dans le pays destinée à partir à la rencontre non seulement des victimes de ces violences, mais aussi des groupes et des organisations qui travaillent avec elles.
« Nous avons fait des progrès dans la lutte contre les violences sexistes dans la région, mais malheureusement il reste encore beaucoup à accomplir. J’espère que nos voix et nos exemples changeront des statistiques qui font honte à l’Amérique latine », a déclaré Mme Oraa, qui est aussi porte-parole de la campagne Orange the World d’ONU Femmes, destinée à lever des fonds pour la lutte contre les violences à l’égard des femmes.
Les violences sexistes demeurent l’un des principaux problèmes de développement dans la région. Dans 12 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, entre 17 et 53 % des femmes interrogées ont signalé avoir subi des violences physiques ou sexuelles de la part d’un partenaire intime. Dans 7 de ces pays, plus d’une femme sur quatre a fait part de telles violences. Les violences sexistes ne sont pas seulement une violation des droits de l’homme, elles rendent aussi les femmes et les filles plus vulnérables à l’infection à VIH.
Mme Oraa s’est d’abord rendue à Merlo, où la prévalence du VIH est la plus élevée d’Argentine. Là-bas, elle a pu constater comment l’ONUSIDA et ONU Femmes participent aux projets locaux qui intègrent des programmes de lutte contre les violences à l’égard des femmes, défendent l’égalité entre les sexes et ouvrent l’accès aux services de prévention du VIH, des aspects qui sont tous inextricablement liés.
Mme Oraa a rencontré l’organisation locale de personnes vivant avec le VIH qui aide à la gestion d’un service de dépistage gratuit et anonyme du VIH, facilitant ainsi l’accès de tous au dépistage du VIH.
Lors de cette visite, Marcela Alsina, Présidente du réseau des personnes vivant avec le VIH (Red Bonaerense de Personas que Viven con VIH), aux côtés d’autres représentants de l’organisation, a parlé à Mme Oraa de la stigmatisation et de la discrimination qui nuisent à la capacité des femmes vivant avec le VIH d’accéder à l’emploi et aux services de santé.
« Malgré les progrès dans la riposte au VIH, il existe encore des lacunes et des inégalités importantes qui empêchent les femmes d’accéder pleinement à l’emploi, à la maternité et à des services de santé complets. Quand le VIH devient une priorité, comme c’est le cas actuellement à Merlo, nous constatons que la stigmatisation et la discrimination commencent à reculer et que la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH s’améliore », explique Mme Alsina.
Mme Oraa a visité le centre de dépistage du VIH du service de santé maternelle et infantile du Dr Pedro Chutro à Merlo. Avec une équipe conjointe soutenue par le Ministère du Développement social, la société civile et le Bureau de la Commission des femmes, ce centre défend l’intégration des services anti-VIH dans les services visant à prévenir les violences à l’égard des femmes. Il propose également des actions de proximité et des groupes de soutien aux femmes et aux enfants victimes de violences et touchés par le VIH.
À Buenos Aires, Mme Oraa a rencontré Fabiana Túñez, Présidente du Conseil national des Femmes, et Mabel Bianco, Directrice de FEIM, une organisation non gouvernementale qui défend les droits des femmes et des enfants. Elles ont parlé à Mme Oraa de l’importance d’une riposte conjointe et coordonnée au VIH et aux violences sexistes en Argentine, afin que le pays puisse mettre fin à son épidémie de sida d’ici 2030.
Mme Oraa s’est également entretenue avec le chanteur argentin de renommée mondiale Diego Torres, porte-parole de la campagne HeForShe en faveur de l’égalité entre les sexes, qui a évoqué avec passion l’importance d’impliquer les hommes dans la lutte pour mettre fin aux violences à l’égard des femmes et promouvoir l’égalité des sexes en Argentine.
« Nous devons garantir que les femmes et les hommes bénéficient des mêmes opportunités dans les différents aspects de la vie, notamment sur le marché du travail et dans la politique. C’est ce que je crois et c’est ce que je veux défendre », a déclaré M. Torres.
Lien vers Facebook Live : https://www.facebook.com/alejandraoraa/videos/1160186140685487/?hc_ref=PAGES_TIMELINE
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Africa Gender Breakfast : insister sur l’importance d’une action en faveur des adolescentes et des jeunes femmes en Afrique
30 janvier 2017
30 janvier 2017 30 janvier 2017En 2015 en Afrique, 310 000 nouvelles infections à VIH se sont produites chez les adolescentes et les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans, soit environ 6000 nouvelles infections par semaine. En Afrique australe et orientale, sur les 19 millions de personnes vivant avec le VIH, les femmes représentent plus de la moitié (59 %), tandis qu’en Afrique centrale et occidentale, 58 % des 6,5 millions de personnes vivant avec le VIH sont des femmes.
Ces statistiques, ainsi que la riposte appropriée qu’elles appellent, ont été évoquées lors de la réunion Africa Gender Breakfast, qui s’est tenue dans le cadre des préparatifs du 28e Sommet des chefs d’État de l’Union africaine. La rencontre était organisée par les Ambassadeurs en Éthiopie d’Australie, du Canada et de Suède, avec le concours de la mission des États-Unis d’Amérique auprès de l’Union africaine ; Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, y a assisté aux côtés de ministres africains chargés des questions de genre et de représentants de la société civile et du secteur privé. Le but de la réunion était de mobiliser la communauté du développement international pour engager plus rapidement des actions en faveur des adolescentes et des jeunes femmes.
À cette occasion, la Ministre australienne du Développement international et de la Région Pacifique, Concetta Fierravanti-Wells, a lancé un partenariat à hauteur d’un million de dollars avec la Direction Femmes, Genre et Développement de l’Union africaine. La moitié de ces fonds ira à la création d’un observatoire des genres qui délivrera des informations stratégiques annuelles sur la situation des femmes en Afrique.
Philip Baker, Ambassadeur du Canada en Éthiopie, a affirmé que l’agenda international du Canada allait se focaliser davantage sur l’égalité des genres, à la lumière de sa récente élection à la Commission sur le statut de la femme.
Quotes
« Après plus de 35 ans de chartes, de déclarations et d’outils, un important fossé demeure entre les paroles et la mise en œuvre effective des programmes sur les questions de genre. » Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
« Je félicite le Directeur exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé pour son leadership dans la mobilisation de l’attention et des discussions mondiales sur le VIH et les adolescentes et les jeunes femmes. »
« Nous devons tous poursuivre la lutte pour lever tous les obstacles à l’égalité des genres et à l’autonomisation des femmes. Il s’agit d’une obligation économique, politique et morale. »
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La prévention du VIH au sein des populations clés
22 novembre 2016
22 novembre 2016 22 novembre 2016Depuis 2010, le nombre annuel de nouvelles infections à VIH chez les adultes (à partir de 15 ans) est resté stable dans le monde, à un niveau estimé de 1,9 million. Les personnes issues des populations clés, qui incluent les professionnel(le)s du sexe, les consommateurs de drogues injectables, les personnes transsexuelles, les détenus et les hommes gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, ainsi que leurs partenaires sexuels, ont représenté 45 % de toutes les nouvelles infections à VIH en 2015.
Dans certains pays et régions, les taux d'infection au sein des populations clés sont extrêmement élevés ; la prévalence du VIH chez les professionnel(le)s du sexe varie entre 50 % et 70 % dans plusieurs pays d'Afrique australe. Une étude menée au Zimbabwe a révélé que les taux de prévalence du VIH étaient de 27 % chez les détenus et de 39 % chez leurs homologues féminines, et de 60 % chez les professionnel(le)s du sexe, avec parmi eux 9,6 % de personnes nouvellement infectées entre 2009 et 2014. Chez les hommes gays et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les nouvelles infections ont augmenté dans toutes les régions ces dernières années. Selon les pays, les populations clés sont entre 10 et 50 fois plus exposées au risque d'infection à VIH que les autres adultes.
La criminalisation et la stigmatisation des relations entre personnes de même sexe, du commerce du sexe et de la possession et l'usage de drogues, ainsi que la discrimination, y compris dans le secteur de la santé, empêchent les populations clés d'accéder aux services de prévention du VIH. Un soutien effectif des gouvernements et les programmes de prévention et de traitement du VIH mis en œuvre avec et par les communautés, proposant des services adaptés à chaque groupe, sont actuellement trop peu nombreux et trop peu étendus pour se traduire par une réduction significative des nouvelles infections.
Dans le but d'atteindre l'objectif d'une réduction des nouvelles infections à VIH au sein des populations clés de 75 % d'ici à 2020, une augmentation à grande échelle des programmes et la création d'un environnement social et juridique propice sont nécessaires.
Nous devons faire baisser les nouvelles infections à VIH au sein des populations clés
Depuis 2010, le nombre de nouvelles infections à VIH chez les adultes est resté stable dans le monde, à un niveau estimé de 1,9 million, mais les nouvelles avancées vers la fin de l'épidémie de sida sont menacées.
Les nouvelles infections à VIH chez les hommes gays et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes augmentent à l'échelle mondiale, et l'on n'observe aucune réduction apparente des nouvelles infections chez les professionnel(le)s du sexe, les personnes transsexuelles, les consommateurs de drogues et les détenus. Des études menées en Afrique australe ont montré que la prévalence du VIH était 10 à 20 fois plus élevée chez les professionnel(le)s du sexe que chez les adultes de la population générale, avec des taux d'infection à VIH atteignant 50 % de tous les professionnel(le)s du sexe testés et une prévalence du VIH atteignant 86 % dans une étude menée au Zimbabwe. Une synthèse des études portant sur plus de 11 000 personnes transsexuelles à l'échelle mondiale estime la prévalence du VIH à 19,1 % au sein de cette population.
Les populations clés demeurent parmi les plus vulnérables au VIH. Une analyse des données dont dispose l’ONUSIDA indique que plus de 90 % des nouvelles infections à VIH en Asie centrale, en Europe, en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en 2014 ont concerné des personnes issues des populations clés et leurs partenaires sexuels, qui ont représenté 45 % des nouvelles infections à VIH dans le monde en 2015.
Relancer la prévention du VIH au sein des populations clés nécessite des investissements nationaux et internationaux afin de fournir aux populations clés des outils, comme des préservatifs et des lubrifiants, une prophylaxie préexposition et des aiguilles et seringues stériles, ainsi que des tests de dépistage et un traitement. Cependant, la conception et la prestation de tels services de prévention combinés anti-VIH sont souvent limitées par une réticence à investir dans la santé des populations clés et à entrer en contact avec elles.
Dans de nombreux pays, les populations clés sont repoussées en marge de la société par la stigmatisation et la criminalisation des relations entre personnes de même sexe, de l'usage de drogues et du commerce du sexe. La marginalisation, y compris la discrimination dans le secteur de la santé, limite l'accès à des services anti-VIH efficaces. Il existe un besoin urgent de veiller à ce que les populations clés soient pleinement incluses dans les ripostes au sida et à mettre des services à leur disposition.
Des lignes directrices et des outils ont été développés pour et avec la participation des populations clés afin de renforcer l'autonomisation communautaire et d'améliorer la prestation des services de prévention combinée par les organisations de la société civile à base communautaire, les gouvernements et les partenaires de développement.
Les preuves disponibles montrent que lorsque les services sont mis à disposition dans un environnement libre de toute stigmatisation et discrimination, avec la participation des communautés de populations clés, les nouvelles infections à VIH baissent de manière significative. Par exemple, à Saint-Pétersbourg, les jeunes des rues ont vu une baisse de 73 % de la séroprévalence du VIH entre 2006 et 2012, principalement en raison du recul de l'initiation à l'usage de drogues injectables. Cette nette diminution de l'épidémie de VIH chez les jeunes des rues s'est produite suite à la mise en œuvre de programmes d'aide étendus et à des améliorations de la situation socio-économique.
La reproduction de telles réussites et l'élargissement des programmes de prévention combinée dans toutes les villes et tous les endroits où les populations clés vivent et travaillent, mis en œuvre par les pays et les réseaux d'organisations communautaires, contribueront à la remise sur les rails des efforts de prévention en vue d'atteindre l'objectif d'une baisse de 75 % des nouvelles infections à VIH d'ici 2020.
Quotes
« LE PRINCIPAL PROBLÈME, C'EST LE MANQUE D'INCLUSION ET UNE LARGE DISCRIMINATION. IL EST CLAIR QUE NOUS NE POUVONS PAS EN FINIR AVEC L'ÉPIDÉMIE DE SIDA SANS TENIR COMPTE DES BESOINS DES POPULATIONS CLÉS. »
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Réduire l'impact du VIH chez les adolescentes
11 novembre 2016
11 novembre 2016 11 novembre 2016Près de 180 jeunes femmes et adolescentes originaires du Malawi, du Kenya et de l'Ouganda ont mené un projet pilote visant à renforcer le leadership des jeunes femmes et des adolescentes dans la riposte au VIH. Baptisé Empowerment + Engagement = Equality (Autonomisation + Engagement = Égalité), le programme a pour objectif de lutter contre les problèmes d'inégalité entre les sexes qui accroissent la vulnérabilité des adolescentes à l'infection à VIH et de créer des espaces de partage d'expériences.
Cette initiative conçue et mise en œuvre par ONU Femmes et la Fédération internationale pour la planification familiale a permis de mobiliser plus de 1 000 jeunes activistes, dont des jeunes femmes vivant avec le VIH, pour défendre leurs intérêts au niveau local, régional et national. En plus de partager leurs connaissances entre elles, les participantes ont organisé des rencontres face à face et en ligne avec des parents, des enseignants, des chefs religieux et d'autres acteurs communautaires pour discuter des moyens de faire évoluer les normes sexuelles négatives et les inégalités qui augmentent le risque d'infection à VIH.
Gertrude Mutharika, Première dame du Malawi, a participé à l'une des discussions et s'est engagée à soutenir la lutte contre les problèmes qui augmentent le risque d'infection à VIH chez les jeunes femmes, notamment les violences sexistes. Les jeunes leaders ont poursuivi leur travail de sensibilisation au plus haut niveau, en participant à des débats lors de la Conférence internationale sur le sida organisée à Durban, en Afrique du Sud, en juillet 2016.
« L'une des contributions les plus épanouissantes que j'ai apportée dans le cadre de ce projet, c'est le soutien à d'autres filles comme moi pour se sentir plus autonomes et prendre le contrôle de leur vie », raconte Divina Kemunto, originaire du Kenya. « J'ai partagé ma propre expérience et encouragé les filles vivant avec le VIH à croire qu'elles aussi pouvaient marcher la tête haute avec le sourire aux lèvres ».
La prévention des nouvelles infections à VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes en Afrique subsaharienne est vitale si le monde veut en finir avec l'épidémie de sida d'ici à 2030 : en 2015, 75 % des nouvelles infections à VIH chez les adolescents d'Afrique subsaharienne ont concerné des adolescentes âgées de 10 à 19 ans. Prévenir les infections, cela signifie donner les moyens aux jeunes femmes et aux filles de rester scolarisées pour avoir de meilleures perspectives économiques, veiller à ce qu'elles disposent des connaissances, des informations et des outils pour éviter les grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles et s'assurer qu'elles sachent quoi faire lorsqu'elles sont confrontées à des violences sexuelles.
Les lois et les politiques discriminatoires envers les femmes et les filles doivent être démantelées et leur santé comme leurs droits sexuels et reproductifs doivent être pleinement respectés.
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Une organisation jamaïcaine œuvre pour l'autonomisation des adolescentes vivant avec le VIH
10 novembre 2016
10 novembre 2016 10 novembre 2016Stoïque, Rushell Grey raconte l'histoire de sa descente aux enfers et de son retour à la vie. Elle a été infectée par le VIH après un viol à l'âge de neuf ans, mais sa fille de huit ans est née sans le VIH. « Ç'a été difficile. J'étais une jeune fille et dans la communauté les gens ont fermé les yeux en disant que c'était de ma faute », explique-t-elle. « Personne ne disait que cet homme devait aller en prison. Au bout d'un moment j'ai laissé tomber, car la tension était trop forte », se souvient-elle.
Mme Grey est une petite jeune femme sûre d'elle qui parle bien. Selon elle, c'est grâce à l'organisation non gouvernementale jamaïcaine Eve for Life et son programme de transformation qu'elle s'est ressaisie. À travers un ensemble fait de conseils, de développement personnel et d'éducation psychosociale, elle est devenue l'une des principales pairs-éducatrices de Mentor Moms.
Le programme Mentor Moms forme des jeunes femmes autonomes touchées par le VIH et jeunes mamans pour aider les autres dans leur parcours. Elles répondent aux questions et rassurent, accompagnent les adolescentes à leurs rendez-vous à l'hôpital et renforcent les consignes pour prendre les médicaments, éviter l'allaitement au sein et se plier au suivi médical.
Mme Grey explique que les problèmes auxquels sont confrontées ses protégées ne concernent pas seulement le VIH. « Elles n'ont aucune ressource, elles ne sont pas en sûreté dans leurs foyers et elles ont peur que leur partenaire ou leur famille les mette à la rue. Elles ont parfois deux enfants ou plus », raconte-t-elle. Une enquête menée en 2012 par le Programme national jamaïcain sur le VIH et les IST a révélé qu'une adolescente sur cinq entre 15 et 19 ans dit avoir été victime de violences sexuelles dans le pays.
Patricia Watson, Directrice exécutive et cofondatrice d'Eve for Life, précise que de nombreuses filles sont laissées pour compte. « Une étude récente a montré que parmi les filles prises en charge par l'État, 30 % ont des infections sexuellement transmissibles, 41 % ont tenté de se suicider et 35 % ont eu des rapports sexuels forcés. En outre, les enfants infectés par le VIH à la naissance grandissent et deviennent à leur tour sexuellement actifs, parfois sans avoir été informés de leur état », indique-t-elle.
Pour l'organisation, la riposte au VIH auprès des adolescentes va bien plus loin que la diffusion de messages sur la sexualité. Elle doit s'appuyer sur la protection sociale et la lutte contre les problèmes structurels et sociaux qui accroissent la vulnérabilité des filles.
Ces deux dernières années, Eve for Life a piloté la campagne nationale Nuh Guh Deh! (N'y va pas) pour en finir avec les rapports sexuels avec les très jeunes filles.
« L'objectif primordial est de contribuer à une baisse des abus sexuels touchant les jeunes filles en Jamaïque », déclare Mme Watson.
La campagne vise à mobiliser les Jamaïcains pour le signalement des actes de violence sexuelle tout en sensibilisant davantage aux effets à long terme de ces abus et aux liens avec le VIH. Les histoires des survivantes viennent mettre en lumière les graves problèmes auxquelles elles se heurtent. Cette approche amplifie la participation et l'appropriation par les adolescentes et les jeunes femmes qui ont survécu à des abus sexuels.
La chanson Nuh Guh Deh interprétée par le groupe de dub poetry jamaïcain No-Maddz a pour but de réduire l'acceptation par la société des relations prédatrices entre les hommes plus âgés et les jeunes filles.
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#WhatWomenWant, ce que veulent les femmes pour la riposte au VIH : un nouvel espace pour de nouveaux dialogues
10 novembre 2016
10 novembre 2016 10 novembre 2016#WhatWomenWant (Ce que veulent les femmes) est un espace virtuel qui amplifie la voix des jeunes femmes, en leur permettant de partager une expertise et des expériences de vie, d'explorer des solutions et de construire des réseaux plus forts entre les thèmes, secteurs et mouvements liés au genre.
Inspirés par l'impact de l'activisme virtuel autour de la Commission 2016 sur le statut de la femme, le Réseau Athena et ses partenaires, dont l'ONUSIDA, se sont appuyés sur l'élan suscité pour créer une plate-forme où les femmes pouvaient se mobiliser dans le cadre de la Réunion de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations Unies sur la fin du sida. Entre mai et juillet 2016, une campagne sur les réseaux sociaux a atteint 13 millions de comptes Twitter et organisé cinq conversations Twitter avec 120 000 participants. Le but était d'entendre ce que veulent les femmes et d'identifier les actions spécifiques nécessaires pour changer la vie des femmes et des filles.
L'initiative se poursuit pour engager un réseau en pleine expansion d'organisations dirigées principalement par des femmes afin de faire avancer l'égalité entre les sexes, avec en point de mire spécifique les domaines dans lesquels santé et droits se rejoignent.
Les objectifs de #WhatWomenWant sont les suivants :
- Attirer l'attention sur la nécessité urgente de prendre en compte les droits des femmes et les disparités liées au genre dans le cadre de la riposte au VIH et au-delà.
- Agir en catalyseur pour une action conjointe où égalité des sexes, droits de l'homme, santé sexuelle et reproductive, violences sexistes et riposte au VIH s'entrecroisent.
- Rendre les femmes responsables de la définition de leurs propres agendas.
- Utiliser l'expérience des femmes pour créer des outils de sensibilisation et faire avancer leurs propres solutions où qu'elles se trouvent.
- Recenser les opportunités pour les femmes d'impliquer les parties prenantes et de contribuer utilement aux processus de prise de décisions qui touchent le plus leur vie.
#WhatWomenWant continue de renforcer les liens entre les mouvements visant à mettre fin au mariage des enfants, éliminer la violence sexuelle, assurer un droit à l'avortement sûr et légal et faire avancer l'éducation sexuelle complète.
« Alors que les ressources financières pour les droits des femmes sont en baisse, la campagne en ligne #WhatWomenWant fournit un espace aux jeunes féministes pour contribuer aux discussions politiques mondiales sur la riposte au VIH et les influencer », explique Catherine Nyamburra, jeune activiste originaire du Kenya. « Elle fournit un espace d'amplification de la voix des jeunes féministes à travers divers canaux de participation et pour le leadership de la pensée féministe dans la riposte au VIH ».
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L'éducation sexuelle complète en Zambie
09 novembre 2016
09 novembre 2016 09 novembre 2016À l'échelle mondiale, on estime que seulement trois adolescentes et jeunes femmes sur 10 âgées de 15 à 24 ans ont une connaissance complète et correcte du VIH.
Sans connaissances adéquates, les jeunes sont mal équipés pour prendre des décisions saines et sûres concernant leur santé sexuelle. Toutefois, si la connaissance constitue une base cruciale, elle ne suffit pas à elle seule pour changer les comportements et réduire le risque d'infection à VIH. La connaissance doit être associée à des compétences et des attitudes appropriées, qui peuvent être enseignées et développées grâce à une éducation sexuelle complète de haute qualité.
L'éducation sexuelle complète joue un rôle important non seulement dans la prévention de résultats négatifs en matière de santé sexuelle et reproductive, mais aussi en offrant une plate-forme de discussion sur les questions de genre et de droits humains et en encourageant des relations respectueuses et non violentes. Pourtant, une éducation sexuelle et sur le VIH qui tient compte du genre, basée sur des compétences psychosociales, n'apparaît dans les programmes éducatifs nationaux que dans 15 % des 78 pays examinés dans le Rapport mondial de suivi sur l'éducation, présenté récemment par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture.
Lorsque les programmes d'éducation sexuelle complète se concentrent sur les relations entre genre et pouvoir, ils sont bien plus susceptibles d'avoir des effets positifs sur la réduction des infections sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées que des programmes qui ignorent ces aspects.
Un tel programme d'éducation sexuelle complète qui tient compte du genre a été mis en place en Zambie, pays signataire de l'Engagement ministériel de 2013 sur l'éducation sexuelle complète et les services de santé sexuelle et reproductive pour les adolescents et les jeunes en Afrique orientale et australe.
En Zambie, le programme éducatif cible la puberté, la prévention du VIH, l'égalité des sexes, la santé sexuelle et reproductive, les relations et les droits de l'homme. L'objectif global est que les adolescents et les jeunes de Zambie bénéficient d'une meilleure santé sexuelle et reproductive et jouissent d'un meilleur état de santé en général.
La Zambie compte actuellement la plus importante population de jeunes de son histoire, avec 52,5 % de moins de 18 ans. Au cours des années de scolarité, les enseignants et les spécialistes de la santé sexuelle ont une opportunité idéale d'atteindre les élèves avec des informations correctes et appropriées sur l'éducation à la santé. Le début de l'adolescence se traduit non seulement par des évolutions physiques, mais aussi par une vulnérabilité aux abus en matière de droits humains, notamment dans les domaines de la sexualité, du mariage et de la procréation.
Harriet Lilanda, âgée de 13 ans, élève à l'école primaire de Twalumba à Lusaka, en Zambie, pense que le nouveau programme d'éducation sexuelle est important pour les jeunes. « Parler ouvertement de sexualité n'était pas facile, car les garçons auraient pu penser que je suis une fille facile. À la maison, les parents aussi nous surveillent de près, mais je pense que les connaissances que nous recevons en classe vont m'aider », explique-t-elle.
Les enseignants et les écoliers de Zambie ont bien accueilli l'introduction de l'éducation sexuelle complète dans les établissements scolaires et apprécient sa contribution par rapport aux attitudes des jeunes.
« J'ai réalisé qu'il était nécessaire de s'impliquer davantage dans l'enseignement de l'éducation sexuelle complète en raison de la manière dont notre société cache les informations sur la sexualité », raconte Agather Shindende, qui enseigne à l'école primaire de Kabulonga. « Je me rappelle avoir grandi en entendant que si une fille s'assied à côté d'un garçon à l'école, elle peut tomber enceinte. Je ne veux pas que la génération actuelle vive ce que nous avons vécu ».
Les écoles disposent du potentiel pour favoriser un comportement individuel sain ainsi que de meilleures normes sociales en matière d'égalité et de non-violence, mais cela ne pourra pas se concrétiser si, dans le même temps, il existe des lieux où sévissent l'inégalité entre les sexes et la violence. L'accès à un environnement éducatif sûr doit être combiné à une éducation sur l'égalité des sexes, les comportements non violents et la santé sexuelle et reproductive pour tous.
« Parmi les choses que j'ai apprises, les questions de genre sont les plus intéressantes », indique Harriet Lilanda. « J'aime bien ce sujet car il nous apprend l'égalité. Les garçons et les filles peuvent faire les mêmes choses : mathématiques, sciences, économie domestique et dessin technique. J'ai appris que nous devons nous respecter les uns les autres et que les tâches ménagères doivent être faites par les filles comme par les garçons ».
Les pratiques, normes et valeurs en matière de genre influent sur la sexualité, la reproduction et les relations : à cause de ces inégalités, les femmes et les filles ont du mal à faire des choix en matière de sexe, et leur vulnérabilité à la violence, au mariage précoce et aux mauvais résultats en matière de santé sexuelle et reproductive est accrue.
Mme Shindende apprécie les bénéfices de l'éducation sexuelle complète et pense que les résultats se font sentir peu à peu. « L'attitude et le comportement des élèves sur les normes de genre sont en train de changer lentement en mieux, surtout chez les garçons », explique-t-elle. « Avant, les garçons ne voulaient jamais aborder des sujets comme l'économie domestique car ils estimaient que cela ne concernait que les filles, mais aujourd'hui, sur 45 élèves, 20 sont des garçons et ils choisissent volontairement l'économie domestique parmi leurs options. On peut donc voir que l'enseignement d'une éducation sexuelle complète dès le plus jeune âge permet d'ouvrir l'esprit de nos jeunes gens. Nous avons aussi de nombreuses filles qui prennent des cours d'art et d'architecture, notamment de dessin technique, qui étaient réservés aux garçons ».
Lorsque les jeunes femmes et les adolescentes ont accès à une éducation sexuelle complète adaptée à leur âge avant l'entrée dans une vie sexuelle active, elles sont davantage susceptibles de prendre des décisions éclairées sur leur sexualité et envisagent les relations avec plus de confiance en elles. Il est également avéré que l'éducation sexuelle complète augmente l'usage du préservatif chez les jeunes filles, accroît le dépistage volontaire du VIH chez les jeunes femmes et réduit le nombre de grossesses adolescentes, notamment lorsqu'elle est associée à des services de santé hors milieu scolaire adaptés aux jeunes, avec un environnement sans stigmatisation.
Être jeune : l’éducation complète à la sexualité
Journée mondiale du sida 2016
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Appel à mettre fin aux violations des droits de l'homme fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre
07 avril 2016
07 avril 2016 07 avril 2016Des experts en droits de l'homme ont appelé à des efforts concertés pour mettre fin aux violations des droits de l'homme fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre.
Un rapport présenté aujourd'hui à l'occasion de la 58e session ordinaire de la Commission africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, organisée à Banjul, en Gambie, fait la synthèse d'un dialogue historique qui s'est tenu en novembre 2015 entre des experts en droits de l'homme des Nations Unies et des représentants de la Commission africaine des Droits de l'Homme et des Peuples ainsi que de la Commission interaméricaine des droits de l'homme.
Ce rapport intitulé Mettre fin à la violence et autres violations des droits de l'homme fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre met en lumière de graves violations perpétrées dans toutes les régions du monde à l'encontre des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexe (LGBTI).
Le rapport décrit l'impact de ces violations sur la santé des personnes LGBTI et leur accès à la prévention et aux soins anti-VIH, tout en mettant également en avant les évolutions positives qui ont lieu dans le monde en faveur de la protection des droits des personnes LGBTI.
En 2014, la Commission africaine des Droits de l'Homme et des Peuples a adopté une résolution appelant à protéger les personnes contre la violence et les autres violations fondées sur leur orientation sexuelle ou leur identité de genre réelle ou perçue. Dans son intervention lors du lancement du rapport, Pansy Tlakula, Présidente de la Commission africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, a déclaré : « les violences et les autres violations des droits de l'homme fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre représentent des problèmes universels qui nécessitent des ripostes concertées par les institutions nationales, régionales et onusiennes qui s'occupent des droits de l'homme ».
La Commission interaméricaine des droits de l'homme a mis en place un rapporteur sur les droits des personnes LGBTI. James Cavallaro, Président de la Commission interaméricaine des droits de l'homme, a soulevé un élément fondamental du travail de la Commission. « Faire entendre la voix des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexe dans notre travail, c'est lutter contre l'invisibilité de graves violations des droits de l'homme auxquelles elles continuent d'être confrontées sur l'ensemble du continent américain et rendre les États responsables de ces violations », a-t-il expliqué.
Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a adopté deux résolutions qui condamnent la violence et la discrimination fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre. « Ce dialogue nous a permis d'échanger de bonnes pratiques afin de guider notre lutte commune contre l'impunité et d'assurer la protection et la concrétisation des droits humains de tous les individus, y compris les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexe », a déclaré Christof Heyns, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, et Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, avaient déclaré lors du lancement du rapport : « mettre fin à la violence, la criminalisation, la discrimination et autres violations des droits de l'homme à l'encontre des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexe est une priorité pour nos organisations et pour l'ensemble du système des Nations Unies ».
Les organisations de la société civile ont également salué la publication du rapport. « Une collaboration permanente et une ouverture à l'échange d'expérience entre les systèmes des droits de l'homme régionaux et internationaux renforcent l'idée d'universalité des droits de l'homme et ne peuvent que contribuer à faire progresser la protection des droits de l'homme pour tous, y compris pour les personnes LGBTI », a déclaré Sibongile Ndashe, Directrice exécutive de l'Initiative for Strategic Litigation in Africa.
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L'ONUSIDA, Together for Girls et leurs partenaires appellent à une attention accrue en faveur de la prise en charge des victimes de viol
18 mars 2016
18 mars 2016 18 mars 2016La violence sexuelle est un problème mondial. On estime qu'une femme sur trois a été victime de violences physiques et/ou sexuelles et que 120 millions de filles dans le monde sont soumises à des rapports sexuels contraints avant leur 18e anniversaire. En outre, dans les endroits où la prévalence du VIH est élevée, les femmes victimes de violences de la part d'un partenaire intime ont 50 % de risque en plus de contracter le VIH par rapport aux autres femmes.
L'accès à la prophylaxie post-exposition (PPE) en cas de violences sexuelles, de viol ou de rapport non protégé dans un délai de 72 heures peut réduire le risque d'infection à VIH de plus de 80 %. Cependant, la PPE à elle seule ne suffit pas et doit s'inscrire dans un ensemble qui inclut des actions destinées à lutter contre les infections sexuellement transmissibles, les grossesses non désirées, les blessures physiques et les maladies mentales et à assurer l'accès à la justice et à la protection juridique.
L'appui aux victimes tout au long de leur convalescence est critique, notamment pour l'observance du traitement de 28 jours par médicaments antirétroviraux qui doit être suivi pour que la PPE soit efficace. Pourtant, les personnes concernées sont encore confrontées à de nombreux obstacles qui les empêchent d'accéder librement à des services de qualité, en particulier la stigmatisation et la discrimination dans le cadre des soins de santé.
Le 16 mars, Together for Girls, l'Organisation mondiale de la Santé et l'ONUSIDA ont organisé un événement parallèle en marge de la soixantième session de la Commission sur le statut de la femme dans le but de promouvoir la campagne Every Hour Matters (Chaque heure compte), dont l'objectif est de sensibiliser le public sur l'importance d'un accès rapide à une prise en charge complète après un viol.
Les professionnels de santé, les personnels en uniforme, les personnels engagés dans les missions de maintien de la paix et les autres acteurs de la prise en charge des victimes de viol doivent être formés à des méthodes sexospécifiques pour le contact avec des personnes victimes de violences sexuelles et la délivrance de soins sans jugement ni discrimination.
Lutter contre les violences sexistes pour réduire le risque de contracter le VIH et son impact se trouve au cœur de la Stratégie 2016-2021 de l'ONUSIDA. La Réunion de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations Unies sur la fin du sida, qui aura lieu en juin, et la Déclaration politique sur le sida qui l'accompagnera constituent une opportunité capitale de veiller à ce que les droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive soient défendus et à ce que leur droit de vivre dans un environnement sûr et sans violence soit garanti.
Together for Girls (Ensemble pour les filles) est un partenariat public-privé international œuvrant en faveur de l'élimination de la violence à l'encontre des enfants, avec une focalisation particulière sur les violences sexuelles. Pour lutter contre cette violation des droits humains et ce problème de santé publique, Together for Girls réunit l'expertise et les ressources de nombreuses organisations travaillant dans le domaine du développement, de la santé publique et des droits des enfants et des femmes, dans le but de collaborer avec les gouvernements et la société civile.
Pour en savoir plus sur la campagne, visitez le site web de Together for Girls à l'adresse http://www.togetherforgirls.org/every-hour-matters/.
Quotes
« Nous devons mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination qui entourent le viol et nous devons éduquer nos communautés afin qu'elles sachent où s'adresser pour obtenir de l'aide et accéder aux services de prise en charge des victimes de viol. Il est important que nous mettions en place des guichets uniques pour cette prise en charge, qui est fondamentale pour aider les victimes de viol. »
« Il est important de fournir davantage d'informations sur l'existence de la prise en charge des victimes de viol et la prévention du VIH, partout, dans tous les établissements de soins, dans toutes les communautés, afin d'éviter de contracter le virus durant cette courte période après un viol. »
« Le premier des droits reproductifs est le droit de ne pas être violée. Nous devons veiller à ce que les filles aient accès aux services requis aussitôt que possible afin de garantir qu'elles obtiennent toute l'aide dont elles ont besoin. »
« La prévention des viols et violences à l'égard des femmes et des enfants est certes notre priorité absolue. Toutefois, il est tout aussi important que, si un tel événement malheureux se produit, les victimes puissent accéder à une prise en charge adaptée ainsi qu'à des services psychosociaux et de santé mentale. »
« Nous devons lever les obstacles qui empêchent les femmes et les filles d'accéder à la prise en charge après un viol et d'obtenir un traitement au cours de la période définie pour prévenir le VIH. »
Campagnes
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Perspectives, avancées et partenariats pour atteindre les populations clés en Afrique
23 décembre 2015
23 décembre 2015 23 décembre 2015La Deuxième Conférence africaine sur les populations clés dans l'épidémie de VIH, consacrée aux principales perspectives, avancées et partenariats, a eu lieu à Dar es Salaam, en Tanzanie, du 16 au 18 décembre.
La conférence a réuni plus de 200 chercheurs, décideurs politiques, acteurs communautaires, prestataires de services de santé et représentants gouvernementaux de toute l'Afrique pour discuter des expériences, des leçons acquises et des conclusions des recherches concernant le VIH et les populations les plus exposées. Ces populations clés incluent les professionnel(le)s du sexe, les personnes transsexuelles, les hommes gays et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les consommateurs de drogues injectables et d'autres personnes particulièrement exposées.
Ces populations sont vulnérables à l'infection à VIH et ont été laissées de côté par la riposte au sida. Lois répressives, stigmatisation et discrimination constituent des obstacles importants sur tout le continent pour toutes les populations clés ; par ailleurs, l'inégalité entre les sexes aggrave les problèmes rencontrés par les professionnelles du sexe. La migration de ces populations à l'intérieur et entre les pays constitue un autre facteur à relier à leur vulnérabilité au VIH.
Les participants à la conférence ont reconnu que les approches qui s'appuient sur les interventions de pairs et les communautés sont celles qui fonctionnent le mieux et doivent être élargies. Des interventions efficaces devraient également être développées en étroite collaboration avec les populations clés. Ils ont également souligné que les données ont leur importance dans le dialogue politique et la facilitation de l'engagement communautaire.
La conférence s'est conclue par un appel à l'action pour s'assurer que les services dédiés aux populations clés correspondent à leurs besoins et leur vécu, et que ces populations soient associées de manière judicieuse à tous les domaines qui concernent leur santé et leur bien-être. Les participants ont également appelé les gouvernements à éliminer les obstacles juridiques répressifs, faciliter l'accès au système judiciaire et allouer davantage de ressources au service des populations clés dans la riposte au sida.
Quotes
« La prochaine phase de la riposte devra s'attacher à ne laisser personne de côté, de manière à pouvoir mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030. Pour cela, il faudra s'attaquer à un ensemble de problèmes d'ordre social, politique, juridique et programmatique qui touchent les populations clés dans nos pays. »
« Nous n'atteindrons pas l'objectif de zéro nouvelle infection à VIH, zéro décès dû au sida et zéro discrimination sans les populations clés et vulnérables. »
« Les actions de terrain contre le VIH représentent la meilleure façon d'avancer pour la riposte mondiale. Le savoir est utile uniquement lorsqu'il est partagé. »